Les projets de sacre de Louis XVIII

Dessin de Percier : décor du trône de Louis XVIII dans la cathédrale de Reims (1814)1

Les projets de sacre de Louis XVIII, roi très chrétien

Roi depuis la mort de son neveu – Louis XVII – survenue le 8 juin 1795, et revenu en France au début du mois de mai 1814, Sa Majesté le Roi Louis XVIII aspira ardemment à être sacrée conformément à la tradition capétienne.

Le sacre était une conséquence naturelle de la Restauration. La Restauration impliquait logiquement le sacre du roi miraculeusement rétabli sur le trône ; en outre il était inscrit dans l’article 74 de la Charte : le roi et ses successeurs jureront dans la solennité de leur sacre d’observer fidèlement la présente charte constitutionnelle. Cependant Louis XVIII ne fut jamais sacré.

De nombreux documents dispersés dans des fonds très divers, même avec leur brièveté et même leur imprécision permettent d’attester qu’il y eut des projets de sacre et qu’on procéda même à des ébauches de réalisation de ces projets. Ainsi à partir de ses sources précieuses peut-on envisager de décrire et définir ce qu’aurait pu être le sacre de Louis XVIII ainsi que les liens historiques avec le sacre de Charles X qui lui se réalisa.

Les documents s’échelonnent sur presque tout le règne de Louis XVIII et se rattachent plus particulièrement aux années 1814-1815, 1819-1820, et 1823.

1. Le premier projet à Reims de « la belle saison » en 1815.

Les premiers projets d’un sacre de Louis XVIII furent conçus très tôt. Le Journal de Paris du 15 Août 1814 parle déjà de la date du « 25 du mois d’Août prochain », le symbole du baptême de Clovis, mais paraît bien précoce : organiser un sacre dans un délai de quatre mois dans une conjoncture difficile. On en parla encore plus quand l’architecte Bélanger qui avait déjà eu l’honneur de voir approuvé et réalisé son projet pour l’entrée du roi, le 3 mai, pensait être l’organisateur de cette grande cérémonie : « le retour de nos bons princes appelle l’auguste cérémonie du nouveau sacre, cérémonie que je suis destiné à diriger, encore une fois, j’espère »2. Un projet de décor pour le sacre de Louis XVIII signé

de Bélanger que l’on retrouve dans le fonds Hittorff du Wallraf-Richartz-Museum de Cologne. Bélanger effectua ainsi sur « ordre officiel », un voyage à Reims et fournit des « dessins, plans, devis, rédactions et copies de l’historique du sacre ».3

Dès le 10 juin 1814, on avait commandé chez le brodeur Dallemagne des habits pour le sacre : les trois costumes personnels du roi, onze costumes pour les pairs laiques et les gentilhommes, les costumes du grand maître des cérémonies, ainsi que divers ornements, les armoiries pour le trône et pour le dais, des fleurs de lys et des galons de livrée4 ; une avance de 100.000 francs avait même été accordée au brodeur, le 27 novembre 18145. De cette masse documentaire, il ressort nettement que tous les habits du sacre n’étaient pas terminés en mars 1815 et que le sacre était prévu pour le mois de septembre. De plus un budget de 550.000 francs était prévu comme dépense extraordinaire du Garde Meuble pour le sacre du Roi et les devis approximatifs de tous les costumes du sacre s’élevaient à 1.066.139 francs. 380 663 francs étaient prévus pour les dépenses matérielles, l’intendant du garde meuble dans un rapport adressé au directeur de la maison du Roi et joint à ce projet indique : « J’ai porté la somme de 550.000 à l’article du sacre du roi, ce n’est qu’un aperçu basé sur un état qui m’a été fourni par Monsieur le marquis de Brézé et contenant des renseignements sur les objets qui furent fournis par le garde meuble aux époques des sacres des rois Louis XV et Louis XVI. Sa majesté peut encore modifier à sa volonté cette dépense, mais je ne peux m’empêcher de faire observer que si le même cérémonial qui eut lieu aux époques susdites était adopté, la dépense que j’ai porté par apperçu serait peu susceptible d’être diminuée. »

A posteriori, d’après divers rapports et chiffres avancés, par Sosthène de la Rochefoucauld, qui plus tard se perdit dans des idées survivantistes, directeur des Arts au début du règne du roi Charles X, le sacre de Louis XVIII devait être une cérémonie encore plus importante que celle de son frère. Le crédit de six millions des chambres en 1824 devait couvrir à la fois le sacre de Charles X et les obsèques de Louis XVIII. Le rapport au roi du 26 février 1826 n’était qu’une justification des augmentations de dépenses par rapport au budget présenté par les chambres.

Les travaux étaient donc lancés, et même les grands travaux, c’est à dire ceux concernant les décors de la cérémonie : les archives du Garde-Meuble conservent l’ « Etat des choses nécessaires pour le sacre du Roi à être fournies des Garde-meubles du Roi » ; ce document fut remis à cette intendance par le grand maître des cérémonies, le 10 janvier 1815.6

Les premiers gentilhommes de la Chambre connaissent alors une activité fébrile : le 27 janvier 1815, le duc d’Aumont fait allusion aux besoins « non moins urgents des travaux du sacre ».7 Le 28 février 1815, l’un d’eux écrit au ministre de la Maison du roi : « la cérémonie du sacre dont les nombreux travaux nous occupent en ce moment se prépare dans les magasins et ateliers des Menus sous nos ordres et ceux de l’intendant général »8. A Reims, on commençait alors à penser aux problèmes d’approvisionnement en décembre 1814-janvier 1815 et pour la fourniture de la glace lors du séjour du roi dans cette ville à l’occasion du sacre.9 Ces correspondances entre les plus hautes autorités du département de la Marne et la maison du Roi est une preuve du choix de Reims comme lieu du futur sacre sous la première Restauration.

Des opuscules parurent alors, témoignant encore, si besoin était, de la réalité d’un projet de sacre du roi Louis XVIII en 1814-1815 : Sur le sacre de Louis XVIII, Reims, le Batard, 1814 in-8 ; Vers pour le sacre de SM Louis XVIII qui devait avoir lieu dans la belle saison…Paris, impr. De Lefebvre, in-8.

Nous pouvons donc affirmer avec certitude qu’il y eut, sous la première Restauration, un projet de sacre de Louis XVIII, qui fut ruiné par les Cent-Jours ; on ne peut donner la date exacte de la cérémonie ; cependant, divers témoignages, la comparaison avec la marche des travaux pour le sacre de Charles X, permettent d’indiquer raisonnablement et logiquement que le sacre aurait pu avoir lieu « dans la belle saison » de 1815 à Reims.

Madame Byrne présentant des projets de Percier pour le sacre, les situe pendant la période des Cents Jours, hypothèse impossible. Ce projet de décors daterait de la première Restauration.10 Les décorations que conçut Percier sont connus d’après les six aquarelles qui sont actuellement conservés au Metropolitan de New York (voir photo d’un dessin reproduit en page suivante) Les L entrelacées, l’inscription placée au dessus de l’arche inférieure du jubé « Louis XVIII Roi de France et de Navarre » montrent à l’évidence que ce projet était élaboré pour le sacre de Louis XVIII. On reconnaît la cathédrale de Reims dans ces dessins. Percier a choisi un programme iconographique qui célèbre la continuité dynastique au delà de l’interruption de la révolution et de l’Empire. Dans les médaillons, il a placé les rois mérovingiens et carolingiens, dans les niches, tous les rois de France qui ont eu pour prénom Louis, tout comme le roi qu’on allait sacrer et qui était élevé sur le jubé. Ce thème de la continuité dynastique se retrouve dans les décors de la cathédrale pour le sacre de Charles X. Une place privilégiée est accordée à Louis le Pieux placé dans la nouvelle abside, vis à vis du jubé : « Ce prince fut bon, généreux, vigilant, sobre et pieux ».

2. Le deuxième projet d’un sacre à Paris 1819-1820

Nous n’avons pas trouvé trace de projet de sacre dans les années qui suivirent immédiatement le retour de Louis XVIII en 1815. Les difficultés financières de la monarchie restaurée aggravées par le paiement d’une lourde indemnité de guerre, l’urgence du règlement des problèmes extérieurs et des troubles intérieurs peuvent expliquer que l’on reporta le sacre à des temps meilleurs.

Il faut attendre la fin de l’année 1818 pour que de nouveaux projets se fassent jour. Dans son discours d’ouverture des Chambres du 10 décembre 1818, le roi déclara :

« J’ai attendu en silence cette heureuse époque pour m’occuper de la solennité nationale où la religion consacre l’union intime du peuple avec son Roi. En recevant l’onction royale au milieu de vous, je prendrai à témoin, le Dieu par qui règnent les Rois, le Dieu de Clovis, de Charlemagne, de saint Louis »

Aussitôt après ce discours, la Gazette de France annonce que « le sacre et couronnement de Sa Majesté auront lieu dans le courant de mai prochain ».11 Le comte de Pradel, plus prudemment, indique que « le sacre doit avoir lieu dans le courant de l’année ».12 Nouvelle date donnée par la comtesse de Nesselrode : « le roi a décidé que son couronnement aurait lieu…le 20 Août ».13 Le Journal de Paris annonça dans deux numéros que « cette imposante cérémonie aurait décidément lieu le 25 Août, jour de la fête de Sa Majesté ».14

Dans le fonds Hittorff du Wallraf-Richartz-Museum de Cologne, on trouve un dessin intitulé «  Projet du sacre par M. Bélanger, architecture par M. Hittorff, figures par M. Dugourc15 » mais ce dessin est daté à tort 1815, projet qui de tout évidence, fut élaboré pour la Basilique de Saint Denis. La masse documentaire de la première Restauration du premier projet empêche de le dater et de le rapprocher du premier projet, cela concerne donc le deuxième projet. En 1819 les témoignages sont nombreux pour annoncer que le sacre doit avoir lieu à Paris ou dans les environs immédiats, c’est à dire à Saint-Denis. De sains principes d’économie, la santé du roi, peuvent expliquer qu’on ait renoncé à se rendre dans la ville traditionnelle du sacre.

En Août 1819, les services du Grand Ecuyer ordonnançaient diverses dépenses relatives à cette cérémonie sur un fonds de 30.000 francs « destiné aux premières dépenses du sacre »16. Dès les lendemains du discours de Louis XVIII, des fournisseurs et des entrepreneurs offraient leurs services pour cette solennité :

  • Soumission de Fazy, fourniture de velours, le 17 décembre 1818

  • Soumissions de Dallemagne, travaux de broderie, les 7 janvier et 23 Avril 1819

  • Soumissions de Charpentier, travaux de broderie, le 16 janvier 1819

  • Soumission de Bataille, fourniture de tapisserie, le 20 janvier 1819

Et aussi qu’on pouvait répondre aux fournisseurs, le comte de Pradel accepte, le 6 septembre 1819, quatre soumissions d’étoffes présentées par des soyeux lyonnais à l’occasion du sacre de Louis XVIII. Ces quatre états se montaient à 23.025 francs. Le manteau du roi devait déjà être terminée et servit pour le sacre de Charles X.

La marche des travaux permet de retenir le témoignage de Molé indiquant que le sacre de Louis XVIII aurait lieu durant l’hiver 1819-1820 et parle de Paris, sans autre précision. 17 Divers opuscules parus alors sont l’écho dans l’opinion d’un projet de sacre. Ils sont écrits par des rémois qui défendent avec ardeur, les droits traditionnels de Reims :

  • « Mémoire sur le sacre à Reims, Reims, Le Bâtard, 1819, in-8 par JBF Geruzez

  • Le sacre et Rheims, Reims, Delaunois, 1819, in-8

  • Du sacre des rois de France jusqu’au XIXème siècle et de ce qu’il doit être à cette époque, Paris, Delaunay, 1819 in-8

En 1819 un prospectus de F.A. David lançait en souscription une gravure représentant le sacre de Louis XVIII. David parle de « cette antique et imposante cérémonie qui s’accomplit dans la basilique de Notre-Dame décorée avec autant de goût que de noblesse ». Preuve supplémentaire pour faire correspondre les décors de David et de Bélanger. La composition de ce dessin de Bélanger aurait pu être réalisé entre 1815 et 1818. Aujourd’hui disparu, ce dessin a été reproduit dans l’ouvrage de Jean Stern sur l’architecte Bélanger.18

Après Saint Denis, et Notre Dame, vient s’ajouter un troisième lieu. Il s’agit d’un « plan de la nouvelle église Sainte Geneviève indiquant provisoirement les dispositions projetées pour le sacre de S.M. Louis XVIII ; ce plan très sommaire est l’œuvre de deux architectes des fêtes et cérémonies, Lecointe et Hittorff19 . Il n’est pas daté ; cependant, il ne peut être antérieur au 1er mai 1818, date de la mort de Bélanger ; ce n’est en effet, qu’après son décès que Lecointe et Hittorff sont devenus architectes du Roi pour les fêtes et cérémonies. La réunion de ces deux hommes pour une même fonction avait été jugée fort avantageuse : ils joignaient un double talent et une double expérience acquise sous Bélanger. En cas de maladie ou d’absence de l’un, l’autre assurerait la marche des affaires.

Chérubini, Surintendant de la Musique de la Chapelle du Roi (voir Almanach Royal pour 1819 p.481), et ancien directeur du Théâtre de Monsieur (voir à ce propos le très curieux Almanach de Monsieur pour l’année 1780) fut chargé de composer une messe solennelle en sol majeur pour le sacre du roi. Cette œuvre est à rapprocher des plus belles compositions du XVIIIème siècle et s’inscrit dans une continuité figée de l’esthétique néo-mozartienne du style viennois. Chérubini reçut en récompense de ces travaux le cordon de Saint Michel.

Parlons enfin de la couronne du sacre, celle-ci fut réalisé par les joailliers de la couronne, Evrard et Frédéric Bapst en 1819 et fut rectifiée par les mêmes en 1825 pour que Charles X puisse la porter à sa sortie du sacre.20 Les dessins de la couronne ont été faits sous la direction d’Evrard Bapst, joaillier de la couronne, tandis que l’exécution des parures était confiée à Frédéric Bapst.21 Il est d’intérêt de savoir que le comte de Pradel avait déclaré le 26 juin 1819, que Louis XVIII voulait la couleur violette pour son sacre, conformément aux anciens usages. On en profita pour fondre les insignes impériaux de Napoléon.

Mais un événement terrible bouleversa le royaume : l’assassinat du duc de Berry (13 février 1820). Et la cérémonie fut reportée.

Elévation et décor pour le sacre de Sa Majesté le Roi Louis XVIII en la cathédrale de Reims, dessin de Charles Percier, Metropolitan Museum of Art.

3. Le troisième projet à Sainte Geneviève en 1823

Il faut attendre la fin de l’année 1823, pour trouver trace d’un nouveau projet de Sacre. C’est Hittorff, écrivant de Sicile à son ami et collègue Lecointe, qui y fait allusion :

« Parlons à présent un peu de ceux qui doivent s’entamer à Paris et d’après vos conjectures dans le courant de l’année prochaine. Ce serait une bonne fortune pour nous que la décision du sacre du Roi, surtout pour votre ami, si l’époque pouvait ne pas devancer le terme des 18 mois qu’il espérait passer en Italie. Mais enfin voir même un bien grand sacrifice, je m’en consolerai encore et je couterais volontiers la poste jour et nuit pour réunir tout mon savoir-faire à votre talent afin que votre souverain soit entouré le jour de cette auguste cérémonie de toute la majesté et de toute la magnificence possible. Mais je désirerais pour tout au monde que l’église destinée à servir pour ce jour mémorable fut celle de Sainte-Geneviève ».22

Le choix de Sainte-Geneviève s’explique aisément et se comprend par le désir d’éviter une cérémonie à Notre Dame où planait le souvenir du couronnement impérial. Déjà par une ordonnance du 12 décembre 1822, Louis XVIII livra l’édifice aux Missionnaires de France sans bouleverser les sépultures existantes et rendit l’église Sainte Geneviève au culte catholique. Bien loin des milieux philosophiques, le roi aura cette phrase lapidaire à propos de Voltaire : « Laissez le donc, il est bien assez puni d’avoir à entendre la messe tous les jours ». L’inauguration eut lieu le 2 janvier 1823, jour anniversaire de la mort de Sainte Geneviève. A cette occasion on remplaça l’inscription « Aux grands hommes de la patrie reconnaissante » par « DOM SUB INVOC S.GENOVEFAE LUD. DICAVIT LUD XVIIII RESTITUIT ».

Malheureusement ce projet ne semble pas avoir été suivi d’un début d’exécution, le roi meurt l’année suivante. Néanmoins on peut en plus s’étonner que le carrosse du roi Charles X fût commandé dès 1814 et qu’il fut modifié en 1824. D’après les recherches de Wackernagel23 », il y eut trois propositions de plan pour ce véhicule. Le premier projet fut dessiné au début de la première Restauration par J.B. Perez. Le second, proposé en 1816 par Antoine Carassi, ne fut jamais réalisé. Le troisième projet, conçu par Percier dès 1814, commença à être mis en œuvre en 1816 et en 1818 seule les structures de la berline et de sa caisse étaient terminées. Pour le sacre de Charles X, la berline fut ressortie et achevée par les différents corps de métier.

Sa Majesté le roi Louis XVIII est parti avec le regret de n’avoir pu se faire sacrer et appelait cette cérémonie la grande et première représentation royale où le souverain assiste en corps et en âme, tandis, ajoutait-il que son corps seul prend part à la dernière, relatée dans les Mémoires sur Louis XVIII, sa cour et son règne par le baron Etienne-Léon de Lamothe-Langon.

1 French Architectural and Ornamental Drawings of The Eighteenth Century par Mary L. Myers, Metropolitan Museum of Art p. 153

2 Bélanger n’eut qu’un rôle d’arrière plan dans l’élaboration du sacre de Louis XVI, et ne participa qu’à l’exécution de trois dessins. L’un pourrait se trouver au cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale. 28 Mai 1814, correspondance au « grand chambellan régent du Royaume d’Angleterre » où il parle de ce premier projet de sacre.

3 Archives Nat. O 296 « Etat général de toutes les dépenses faites par l’administration des Menus Plaisirs depuis le 1er juin 1814 jusqu’au 20 mars 1815 et qui n’ont pas été acquittées ». Cet état non daté est indiqué conforme à celui « déjà remis au commencement d’avril 1815 ». Bélanger reçut, pour son travail, cinq mille francs.

4 Arch. Nat AJ19 21, fol. 71

5 Arch. Nat. O3 241. Sous la cote est conservé un important et volumineux dossier relatif à des réclamations du brodeur. Il contient la correspondance échangée entre Dallemagne et les services de la Maison du roi, des attestations, des certificats fournis par divers personnages de la cour pour soutenir les affirmations du brodeur. Dallemagne demandait alors que lui soit payé (début 1819) le reliquat de sa facture pour les habits confectionnés en 1814-1815. De cette masse documentaire, il ressort nettement que tous les habits du sacre n’étaient pas terminés en mars 1815.

6 Arch. Nat O3 1918

7 Arch. Nat O3 282

8 Arch. Nat AJ19 20 p 134.  Le premier gentilhomme de la Chambre au ministre de la Maison du roi, le 28 février 1815.

9 Arch. Dép. Marne 33 M 3 pièces 11-12

10 J. Byrne, The best laid plans, (march 1959) p182-191 et le souvenir des projets du sacre de Louis XVIII p.239-241.

11 Gazette de France du 13 décembre 1818

12 Lettre circulaire du directeur de la Maison du roi aux différents services de cette Maison. Arch. Nat. O3 121, 226, etc…

13 Ch. De Nesselrode, Lettres et papiers…t. VI, p 66. La comtesse de Nesselrode à son mari, le 30 avril 1819.

14 Journal de Paris des 18 et 22 mai 1819

15 Jean Démosthène Dugourc, beau frère de Francois Joseph Bélanger, dessinateur ornementaliste français, très célèbre à la fin du règne de Louis XVI et nommé en 1780 dessinateur du cabinet de Monsieur, comte de Provence, futur Louis XVIII (voir Almanach de Monsieur pour l’année 1780)

16 Arch. Nat O3 424

17 H. de Noailles, le comte Molé (1781-1855) sa vie, ses mémoires, t. IV p 143

18 A l’ombre de Sophie Arnould. Francois-Joseph Bellanger, architecte des Menus-Plaisirs. Premier architecte du comte d’Artois avec 41 gravures hors texte par Jean Stern alias Maurice Serval 1930 p48a. Ce dessin faisait partie en 1930 encore de la collection du Baron Edmond de Rothschild.

19 Arch. Nat O3 525

20 Le chaos Français et ses signes par Le Baron Pinoteau, 1998, p. 513

21 Histoire des joyaux de la couronne de France, par Germain Bapst 1889 vol 1 p. 622

22 Cologne, Historisches Archiv 1053, n°1. Agrigente, le 6 décembre 1823.

23 Der franzosische kronungwagen 1696-1825