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Sous le Saint Patronage de Sainte Thérèse de Lisieux et de la Sainte Face.                                    

 

  • Louis XIII  décrète la fête de l’Assomption

Louis XIII et Anne d’Autriche se marient en 1615 mais vingt-deux ans plus tard, au désespoir de tout le peuple de France, leur union demeure stérile.

Enfin en 1638, après bien des pèlerinages, bien des prières à cette intention, le couple royal attend un enfant, il sera nommé Louis-Dieudonné, c’est le futur Louis XIV.

Celui-ci n’est pas encore né que le très pieux Louis XIII prononce la consécration de sa personne et de son royaume à la Vierge Marie en action de grâce pour cet heureux événement et pour le secours constant de la Providence qui s’est manifesté dans plusieurs situations désespérées au cours de son règne.

Il ordonne que tous les ans il se fasse une procession solennelle à Notre Dame de Paris pour renouveler cette consécration.
Telle est l’origine de la procession qui se fait annuellement dans les églises le jour de l’Assomption.

Cette fête avait été supprimée par la Révolution française et rétablie par Bonaparte.

 

  • Le 4 Août 1297 Louis IX devient Saint Louis

Le 4 Août 1297 près de trente ans après sa mort devant Tunis Louis IX est canonisé par le pape Boniface VIII.
De son vivant , le roi était déjà considéré comme Saint par les petites gens . La vertu la charité du bâtisseur de la sainte chapelle et du fondateur de l’hôpital des quinze-vingts étaient reconnues de tous . La famille royale et les évêques de France souhaitent eux aussi ardemment la canonisation du roi pour des raisons plus politiques que religieuses.
Il manque en effet à la dynastie des capétiens un Saint qui puisse servir de modèle tout en renforçant sa légitimité devant dieu et les hommes.
Avec Saint Louis c’est chose faite.

 

  • Le 3 août 1830, Sa Majesté le Roi Charles X, est contraint d’abdiquer en faveur de son fils Louis XIX, duc d’Angoulême, vingt minutes plus tard ce dernier abdique en faveur de son neveu, Henri V, duc de Bordeaux, futur comte de Chambord.

    Immédiatement leur cousin Louis-Philippe duc d’Orléans s’empressera d’usurper le trône de France.

 

 

 

Charles X roi de France

 

 

                   Louis XIX roi de France

 

 

 

 

     Henri V roi de France                            

 

 

 

  • 2 août 1589 : Henri de Navarre devient Henri IV, roi de France

Le 2 août 1589, au lendemain de l’attentat contre le roi Henri III, son cousin Henri de Navarre accède au trône de France sous le nom d’Henri IV en vertu des règles de succession.

Le nouveau souverain va devoir affronter les armes à la main la Ligue catholique qui ne tolère pas que la France soit gouvernée par un protestant. Avec ses alliés anglais, il bat les ligueurs à Arques puis à Ivry, près de Chartres, le 14 mars 1590 (« ralliez-vous à mon panache blanc »). Il abjure enfin la foi protestante le 25 juillet 1593 et entre à Paris après avoir acheté la complicité du gouverneur Brissac. C’est la fin des guerres de religion qui ont ravagé le pays pendant une génération…

 

  • Des visiteurs à Lulworth en 1830

    En Août 1830, en quittant la France pour l’Angleterre, première étape de son long exil, Sa Majesté Charles X résidera avec la famille royale d’abord à Lulworth. C’est à Lulworth que Madame duchesse de Berry recevra un diplomate envoyé par l’ambassadeur français à Londres Talleyrand. Louis Philippe, l’usurpateur proposait ni plus ni moins de faire renoncer à ses droits la branche ainée, vil et vaine usurpation « Vendre les droits de Henri de Béarn, recevoir en échange quelques millions ! Et c’est à moi qu’on ose faire cette infâme proposition ». Ce passage est raconté à force détails dans l’almanach de la bonne duchesse pour l’année 1833 et aussi relayé dans le livre « L’exilée d’Holy Rood » écrit en 1831 par Lamothe Langon.

    On remarque une visite aussi dans le dernier livre toujours à Lulworth d’un envoyé du roi Ferdinand VII comme représentant de la seconde branche de la Maison de Bourbon. « Elle reçut de vives manifestations d’intérêt de la part des Rois d’Espagne et de Portugal, qui leur firent donner l’assurance par leurs ambassadeurs que jamais ils ne se sépareraient de la cause des Bourbons. Le roi Ferdinand VII protestait, en son nom, en faveur des droits de la branche aînée; car en cas qu’elle à manquer d’héritier, il réclamait la couronne de France comme successeur légitime en vertu de sa descendance directe de Louis XIV, tandis que la maison d’Orléans ne provient que d’un frère de ce grand roi. Madame, touchée de ces marques d’affection, y répondit avec toute la grâce qui la distingue, et elle y trouva de grandes consolations en voyant que la cause de son fils n’était pas complètement abandonnée. »

    sources :
    L’exilée d’Holy-Rood (1831)
    Almanach de la bonne duchesse (1833)
    Almanach du Jeune Henri (1834)

     

 

 

  • 1er août 1137 : Louis VII le Jeune règne seul

Né d’Alix de Maurienne, Louis VII le Jeune a 17 ans quand il succède à son père Louis VI le Gros (56 ans), le 1er août 1137, sur le trône de France. Une semaine plus tôt, il a épousé la jeune duchesse Aliénor d’Aquitaine, repoussant de la sorte jusqu’aux Pyrénées les limites du royaume…

 

 

  • Félicitations ! heureux événement dans notre Famille Royale ! Vive Les Bourbons, Vive la France !

Message de Monseigneur sur sa page personnel.

Mi querida #mujer @margaravs y yo tenemos el placer de anunciaros que vamos a ser #padres por cuarta vez.
Estamos muy ilusionados con la llegada de un nuevo miembro a la #familia y le damos gracias a #Dios por darnos este #regalo.

Ma chère #femme @ marguerite  et moi sommes heureux d’annoncer que nous serons #parents pour la quatrième fois.
Nous sommes très excités de l’arrivée d’un nouveau membre dans la #famille et nous remercions #Dieu de nous avoir offert ce #cadeau.

 

  • 27 juillet 1214 victoire de Bouvine.

Le dimanche 27 juillet 1214 reste un jour béni dans l’Histoire de France.

Ce jour-là, le roi Philippe II Auguste remporte à Bouvines, près de Lille, une victoire écrasante sur les armées de l’empereur allemand Otton IV de Brunswick et ses alliés, le comte Ferrand de Flandre, le duc Henri de Brabant et le comte Renaud de Boulogne.

Sa victoire est due à la coopération de la chevalerie féodale et des milices communales. Les historiens du XIXe siècle y ont vu l’émergence de la Nation française. Il s’agit pour le moins d’une victoire qui hisse la monarchie capétienne au premier plan de la scène européenne.

-Rivalité franco-anglaise

La bataille de Bouvines est l’un des derniers grands épisodes du premier conflit franco-anglais inauguré soixante ans plus tôt par l’accession au trône d’Angleterre d’Aliénor d’Aquitaine et Henri II Plantagenêt.

Le roi d’Angleterre Jean sans Terre noue une coalition avec les ennemis du roi de France, les comtes de Flandre et de Boulogne, le duc de Brabant ainsi que le titulaire du Saint Empire romain, unis dans une commune détestation de la monarchie capétienne.

C’est une première ! Pareille coalition face à la puissance montante de la France se retrouvera au XVIe siècle, au temps de François 1er, Henri VIII et Charles-Quint.

Le roi d’Angleterre, premier prêt, débarque à la Rochelle en février 1214 et marche sur Paris. Arrivée au château de La Roche-aux-Moines, près d’Angers, son armée se débande sans combattre.

Pour le pitoyable Jean sans Terre, le pire reste à venir : les Français mobilisent contre lui les barons anglais eux-mêmes. La guerre se transporte en Angleterre. Elle conduira le roi à concéder à ses barons la Grande Charte.

-Première victoire de la nation française

Jean sans Terre est éliminé mais il reste les coalisés, forts de 80.000 hommes au total. Face à eux, le roi de France n’en aligne que 25.000. De Tournai où il s’est établi, Philippe Auguste décide de faire retraite vers Lille. Il entame son mouvement le 27 juillet au matin.

Informé, l’empereur décide de l’attaquer sans attendre, ne se souciant guère que ce jour soit un dimanche, normalement consacré à la prière et au recueillement. Il se porte sur l’arrière-garde de l’armée française.

L’armée française se déploie face aux coalisés. Pour la première fois, chevaliers et milices communales combattent ensemble sous l’emblème royal de la fleur de lys, ce qui donne à la guerre un caractère national inédit.

La bataille s’engage à la manière féodale, dans un corps à corps indescriptible où chacun cherche son ennemi pour le tuer ou le capturer (s’il est digne d’une rançon). Après trois heures de combat, le comte de Flandre est désarçonné et capturé.

Le roi de France est aussi désarçonné et manque d’être capturé par les Flamands. Il ne doit son salut qu’à l’intervention de quelques chevaliers. L’empereur, à son tour, est assailli et s’enfuit en abandonnant son étendard. Il perdra sans surprise son titre impérial au profit de son rival Frédéric II de Hohenstaufen.

Tandis que tombe le soir, le comte de Boulogne se fait capturer. Beaucoup de fantassins restent sur le champ de bataille.

Pour Philippe Auguste, sorti vainqueur de la journée, la bataille s’avère un immense succès militaire mais aussi politique et dynastique. Elle consacre l’attachement des Français à la dynastie capétienne que symbolise désormais la fleur de lys.

 

  • La monarchie avait inventé une multitude d’impôts, mais c’était une plaisanterie à côté de l’arsenal fiscal actuel. Sous l’Ancien Régime, diabolisé par les programmes scolaires, un paysan consacrait annuellement entre vingt et trente jours de travail au paiement de l’impôt. De nos jours, le citoyen-contribuable pourra enfin travailler pour son propre compte après avoir rempli durant six mois ses obligations fiscales et sociales… lire l’article sur France Pittoresque 

La Gabelle

 

  • 23 juillet 1242 : Victoire de Saint Louis à Saintes.Le 23 juillet 1242, à Saintes, près d’Angoulême, l’armée du roi de France prend le dessus sur une coalition de féodaux alliée au roi d’Angleterre.

 

  • 21 juillet 1242: Saint Louis vainqueur à TaillebourgLe 21 juillet 1242, le roi de France Louis IX (futur Saint Louis) repousse une armée anglo-poitevine sur le petit pont de Taillebourg, dans le Poitou. Deux jours plus tard, il inflige aux Anglais et à leurs alliés une sévère défaite à Saintes.C’est un sévère avertissement pour les grands féodaux de l’Ouest, qui avaient espéré profiter de la jeunesse du roi pour s’émanciper, avec le concours des Anglais…

    Un royaume affaibli par la régence

    Le roi de France Louis IX, futur Saint Louis, est à peine âgé de 12 ans à la mort de son père, en 1226. Il laisse à sa mère Blanche de Castille le soin de gouverner le royaume à sa place… Une femme à la tête du royaume !

    Les grands seigneurs féodaux se disent que l’occasion est venue de reprendre la main. Grossière illusion. La mère du roi, qui a de qui tenir (elle est la petite-fille d’Aliénor d’Aquitaine), réprime avec fermeté leurs révoltes.

    Le roi ramène les seigneurs à l’obéissance

    Un ultime soulèvement a lieu en 1242, dans l’ouest du pays, à l’instigation du comte de la Marche et avec l’appui de son parent, le roi d’Angleterre Henri III Plantagenêt, trop heureux de tracasser la dynastie capétienne. Les comploteurs ont le soutien du comte de Toulouse, Raimon VII. Celui-ci veut prendre sa revanche sur le traité léonin de 1229 qui a mis fin à la croisade des Albigeois en le réduisant à la merci du roi capétien.

    C’est le moment où Louis IX reprend les rênes du pouvoir. Il rassemble l’armée féodale à Chinon le 28 avril 1242. Il n’est que temps car Henri III débarque à Royan, au nord de la Gironde, le 13 mai.

    Parcourant à marche forcée le Poitou et la Saintonge, le roi de France s’empare de plusieurs châteaux rebelles : Fontenay-le-Comte, Vouvant, Niort, Villiers, Saint-Jean-d’Angély… Arrivé au bord de la Charente, il choisit de traverser celle-ci à Taillebourg, ville fortifiée qui lui est fidèle. Il n’y a guère qu’un pont d’à peine deux mètres de large et de l’autre côté, à gauche, se tient l’armée anglaise.

    Heureuse époque où quelques morts suffisent pour amener les vaincus à la table de négociation !

    Le comte de Toulouse Raimon VII conclut la paix à Lorris la même année. Les Anglais prennent leur temps. C’est seulement le 4 décembre 1259 que le traité de Paris met fin à la lutte entre les Capétiens et leurs rivaux anglo-angevins, issus du mariage d’Henri Plantagenêt et Aliénor d’Aquitaine, près d’un siècle plus tôt (on peut y voir une première «guerre de cent ans» entre les deux pays).

 

  • 20 juillet 1031 : Henri 1er règne seul.

Robert II étant mort le 20 juillet 1031, à Melun, à l’âge de 60 ans, son fils Henri 1er, mis au monde 23 ans plus tôt par Constance d’Arles, règne désormais seul sur la France. Il fait appel au duc de Normandie Robert le Diable pour contrecarrer son frère puîné Robert qui tente de le détrôner. En échange de son aide, le duc reçoit le Vexin français (petite province à l’ouest de Paris). Le roi, de son côté, devient le parrain de son fils Guillaume, le futur conquérant de l’Angleterre…

 

  • Estampe du Roi Louis XVI en 1787
     » Monarque des François tes vertus et ta gloire, brilleront pour jamais au temple de Mémoire « 

 

 

 

 

  • Les magnifiques lettres de Jacques de Bourbon, Dauphin de France, parti aux confins de L’Orient défendre la Chrétienté en 1904.
    « Il est animé des sentiments qui ont fait la grandeur de ces aïeux et, par eux ceux de la France. On voit revivre en lui l’âme d’Henri IV, et aussi son esprit enjoué et très fin. » (Marquis de Frayssex Bonnin)

Cliquez sur l’image pour lire la lettre

 

  • Mercredi 17 juillet 1793, Charlotte de Corday monte sur l’échafaud.
    La propagande républicaine en France a gravé profond l’image d’une Charlotte Corday paysanne catholique et royaliste. Elle se nommait, en réalité, Marie-Charlotte de Corday d’Armont, sa filiation remontant au Xième siècle en Normandie. Arrière-petite-fille de Pierre Corneille, Elle était « éblouissante de beauté », dit un témoin oculaire et son seul portrait, tracé en prison, le confirme. Elle n’était en fait ni catholique, ni royaliste ! « J’étais républicaine bien avant la Révolution », dit Charlotte devant ses juges. Partisan d’une république fédérative, elle ne s’en cache et soutient activement la vaine tentative de l’armée girondine normande pour marcher sur Paris.
    Fouquier Tinville et le Tribunal Révolutionnaire étaient persuadés que Charlotte de Corday n’avait pas agi seule pour assassiner le sarde Marat (Marat n’est pas français !). Un ou plusieurs amants l’avaient forcément persuadée de faire ce geste. Aussi ils ordonnèrent une autopsie du corps pour rechercher des traces de libertinage.
    Dans l’Almanach des gens de bien pour l’année 1795 par Galart de Montjoie, fervent royaliste, en pages 34 et 35, un écrit répond à cette désinformation républicaine.

Un extrait d’un almanach royaliste écrit en 1795  par Galart de Montjoie

 

  • 17 juillet 1453 La guerre de Cent Ans prend fin à Castillon

Le 17 juillet 1453, l’armée du roi de France se heurte à un corps expéditionnaire anglais sur les bords de la Dordogne, près du village de Castillon. Cette bataille se solde par une victoire des Français sur les Anglais comme plus tôt celles de Formigny et Patay.

Sans avoir le retentissement des défaites françaises de Crécy, Poitiers ou Azincourt, elle n’en marque pas moins la fin d’un long conflit qui restera connu dans l’Histoire sous le nom de guerre de Cent Ans.

Foudroyante reconquête

La phase finale de cette guerre intervient après le traité d’Arras entre le roi Charles VII et le duc de Bourgogne, et la mise sur pied d’une armée permanente, financée par un impôt tout aussi permanent.

Une armée anglaise est écrasée le 15 avril 1450, à Formigny, près de Bayeux, par l’armée française du comte de Clermont, qui bénéficie de l’arrivée impromptue du connétable du connétable de Richemont et de ses Bretons. Cette victoire permet au roi de France de reconquérir la basse vallée de la Seine.

Dans la foulée, l’ost royale, commandée par le comte de Penthièvre, descend la vallée de la Dordogne. Bordeaux se rend enfin aux Français par le traité du 12 juin 1451. Jean Bureau, conseiller du roi, est nommé «maire perpétuel» de Bordeaux. Les Anglais sont chassés de tout le continent à l’exception de Calais. La guerre de Cent Ans pourrait s’arrêter là.

Toutefois, les Bordelais regrettent très vite les Anglais qui ménageaient leurs droits communaux et leur autonomie et les rappellent en catimini.

Bien qu’empêtré dans la guerre dynastique des Deux Roses, le roi Henri VI de Lancastre expédie 3000 hommes en Aquitaine sous le commandement de John Talbot, 1er comte de Shrewsbury, un vieux guerrier de près de 80 ans qui s’est déjà illustré dans la guerre contre Jeanne d’Arc, notamment à Orléans et Patay !

Les Français et leurs alliés bretons, très offensifs, lancent une contre-attaque dès l’été suivant.

Leurs armées n’ont plus rien à voir avec les armées féodales des générations précédentes, qui furent battues à Azincourt, Poitiers, Crécy… Elles comptent des soldats professionnels, francs-archers à la solde du roi. Elles sont aussi commandées par des chefs au sang froid et dispose d’une artillerie opérationnelle : 300 bouches à feu ou «bombardes».

Le choc

La bataille qui va suivre n’a été racontée par aucun témoin direct, de sorte qu’une certaine incertitude continue de planer sur son déroulement.

L’armée royale, forte d’au moins 8.000 hommes, installe un camp retranché à proximité de la cité. Elle se retranche solidement entre la Dordogne et un petit affluent, la Lidoire, à l’aplomb d’un gué, le pas de Rauzan. Un détachement occupe le prieuré de Saint-Florent, au nord de Castillon.

John Talbot attend de pied ferme à Bordeaux l’arrivée des ennemis mais les Castillonnais le supplient de venir à leur secours et il finit par se laisser convaincre. C’est ainsi qu’avec ses Anglais et ses alliés gascons, au total 5.000 à 10.000 hommes, il remonte la Dordogne jusqu’à Libourne où il passe la nuit du 16 au 17 juillet. Le lendemain, sans attendre l’artillerie qui peine à avancer sur les chemins boueux, cavaliers et piétons se dirigent rapidement vers Castillon. Ils attaquent le prieuré. La petite garnison française se replie tant bien que mal vers le camp retranché, de l’autre côté de la Lidoire.

Colonne commémorative, à l’emplacement de la chapelle de Talbot, au bord de la DordogneLà-dessus, les Castillonnais informent Talbot que les Français seraient en train de lever le camp !

Le général décide de les attaquer sans attendre. Las ! L’information était fausse… Quand les Anglais et les Gascons arrivent devant le fossé qui entoure le camp retranché, il sont accueillis par un bombardement nourri de toutes les bouches à feu. Les Anglo-gascons s’entêtent. Les cavaliers mettent pied à terre et combattent au corps à corps, arrivant même à planter un étendard sur la palissade du camp. Mais là-dessus, les Bretons qui campaient de l’autre côté de la Lidoire déboulent et se jettent dans la mêlée aux côtés de leurs alliés français.

C’est la débandade. Des assaillants se noient dans la Dordogne en tentant de fuir. Le vieux Talbot est désarçonné et achevé d’un coup de hâche. Son fils, son porte-étendard et un grand nombre de seigneurs anglo-gascons succombent également. L’affrontement se solde par 9.000 morts, blessés et prisonniers en quelques heures.

Survenant quelques semaines après la chute de Constantinople aux mains des Turcs, la bataille de Castillon passe presque inaperçue des contemporains.

Triomphe capétien

Après leur victoire, le 20 juillet, les Français entrent dans Castillon. Bordeaux se rend sans autre combat le 17 octobre 1453 et les Anglais rembarquent sans demander leur reste. Ils renoncent à jamais à l’Aquitaine et aux possessions continentales de la dynastie royale des Plantagenêt.

 

  • Le 17 juillet 1429, soit sept ans après la mort de son père, Charles VII est à son tour sacré roi de France à Reims selon un rituel traditionnel vieux de quatre siècles.

Grâce à la jeune Jeanne d’Arc, qui a voulu ce sacre, celui que l’on surnommait avec mépris le « petit roi de Bourges » devient dès lors le seul roi légitime des Français, au grand dam des Anglais.

De Patay à Reims

Pour en arriver là, il a fallu que Jeanne d’Arc délivre Orléans à la tête d’une armée française. Ensuite, la Pucelle et ses troupes ont battu à plusieurs reprises les Anglais qui occupaient la France depuis près de quinze ans.

Forts de ces succès, les capitaines qui entourent Charles VII manifestent le désir de poursuivre la contre-offensive. Mais Jeanne d’Arc, fine politique, voit qu’il y a mieux à faire : sacrer le roi à Reims pour affirmer avec éclat sa légitimité.

Elle convainc le Dauphin de se rendre à Reims en dépit du danger que constitue l’expédition. Ce nouveau défi paraît en effet aussi fou que le précédent, la ville des sacres royaux étant cernée par les possessions anglaises et bourguignonnes.

L’armée royale contourne Auxerre, pour ne pas irriter le duc de Bourgogne auquel elle appartient. Là-dessus, elle arrive devant Troyes, qu’elle ne peut éviter. Les soldats sont éprouvés par la faim et la fatigue. Qu’à cela ne tienne. Jeanne d’Arc lève les hésitations des conseillers du roi et lance l’assaut. Les bourgeois prennent peur et entament des négociations. Dès le lendemain, la ville se rend et les Anglais obtiennent le droit de s’en retirer. Châlons se rend de même.

Après ces succès, voilà l’armée royale à Reims le 16 juillet au soir.

Le sacre

La cérémonie du sacre a lieu dès le lendemain dans la cathédrale.

Jeanne se tient à côté du roi avec son étendard sur lequel figurent le Christ en majesté et les mots Jhesus Maria. « Il avait été à la peine, c’était bien raison qu’il fût à l’honneur », déclarera-t-elle plus tard. Derrière elle, son écuyer le fidèle Jean d’Aulon, son aumonier frère Pasquerel et sa famille, invitée pour l’occasion.

Après le sacre, fondant en larmes, elle tombe aux pieds du souverain : « O gentil roi, maintenant est fait le plaisir de Dieu, qui voulait que je fisse lever le siège d’Orléans et que je vous amenasse en votre cité de Reims recevoir votre saint sacre, montrant que vous êtes vrai roi, et qu’à vous doit appartenir le royaume de France ».

 

Hymne De La Monarchie Française (version de Tchaikovsky 19e siècle)

 

  • « Sous le règne de Louis XVI, notre pays était la première puissance mondiale, en particulier dans le domaine maritime […] Le commerce extérieur était florissant, nous possédions les meilleures routes d’Europe, les paysans détenaient la propriété de plus de la moitié des terres, les taxes seigneuriales, dont on nous parle tant, étaient devenues symboliques. Les méthodes culturales se développaient, l’élevage bénéficiait de l’introduction de nouvelles races […] la dîme prélevée par le clergé finançait les hôpitaux et les écoles. Quel est le poids aujourd’hui des prélèvements sociaux et du budget de l’éducation nationale ? Les corporations protégeaient artisans et ouvriers. La Révolution fit de tout cela table rase, elle réinventa la famine, elle retarda l’entrée de la France dans l’ère industrielle et cela au bénéfice de l’Angleterre.
    J’ai décidément d’autres anniversaires à fêter. »

(Alphonse II Roi titulaire de France interrogé par Marc Dem sur les festivités organisées par la république pour le bicentenaire de la révolution française en 1989.)

 

 

 

  • Le 13 juillet 1380, le connétable Bertrand du Guesclin (60 ans) est pris d’un malaise en assiégeant Châteauneuf-de-Randon, un repaire de routiers qui sème la désolation dans la région du Gévaudan.

Faisant ses adieux aux capitaines qui l’ont suivi pendant plus d’un quart de siècle, il leur rappelle une injonction aujourd’hui oubliée de la plupart des combattants : « N’oubliez pas ce que je vous ai répété mille fois, qu’en quelque pays que vous fassiez la guerre, les gens d’église, les femmes, les enfants, et même le peuple, ne sont point vos ennemis ».

Le gouverneur de la place, qui avait dès la veille promis se rendre, vient solennellement déposer les clés de la forteresse sur le cercueil du connétable. Le roi Charles V, en reconnaissance des services rendus par du Guesclin, ordonne que son corps soit porté à Saint-Denis, pour être inhumé à côté du tombeau qu’il s’est fait préparer. Lui-même le suit de peu dans la mort, le 16 septembre 1380.

 

 

 

  • 9 juin 1660 : Mariage de Louis XIV et Marie-Thérèse d’Autriche

Le 9 juin 1660, Louis XIV et l’infante d’Espagne Marie-Thérèse se marient à Saint-Jean-de-Luz dans la liesse générale. Leur union consacre le rapprochement entre les deux principales puissances européennes de l’époque, la France et l’Espagne. Elle fait suite au traité des Pyrénées négocié par Mazarin et signé le 7 novembre de l’année précédente.

Les époux, tous deux âgés de 21 ans, sont cousins des deux bords : Louis XIV a pour mère Anne d’Autriche, soeur du roi d’Espagne Philippe IV de Habsbourg. L’épouse de ce dernier, Élisabeth de France, est la mère de Marie-Thérèse d’Autriche mais aussi la soeur de Louis XIII, père du marié. L’union n’en sera pas moins féconde, avec dix naissances.

 

 

 

  • 3 juillet 1315 : Louis X ou Louis Ier le Hutin interdit le servage en France.

Le roi de France Louis X le Hutin publie un édit qui affirme que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ».

Officiellement, depuis cette date.

« Toute créature humaine doit généralement être franche par droit naturel. Le Roi condamne avec énergie le joug et la servitude, qui est tant haineuse et fait qu’en leur vivant, les hommes sont réputés comme morts et, à la fin de leur douloureuse et chétive vie, ils ne peuvent disposer ni ordonner des biens que Dieu leurs a prêtés en ce siècle. »

L’esclavage a été toléré dans la chrétienté occidentale jusqu’aux alentours de l’An Mil, l’Église exigeant seulement que les esclaves soient baptisés et bien traités. Aux siècles suivants, il devient toutefois objet de scandale, jusqu’à justifier l’édit ci-dessus.
Il réapparaîtra insidieusement au XVe siècle dans les régions méditerranéennes en contact avec le monde musulman qui, pour sa part, pratique l’esclavage et la traite à grande échelle et sans état d’âme.

 

 

 

  • 1er juillet 987 Hugues Capet élu roi des Francs.

Le 1er juillet 987, exaspérés par la faiblesse des derniers héritiers de Charlemagne, les principaux seigneurs de Francie occidentale (la France actuelle) offrent la couronne royale au meilleur d’entre eux, le comte de Paris Hugues Capet.

Celui-ci devient roi des Francs sous le nom de Hugues 1er.

Il est sacré deux jours plus tard dans la cathédrale de Noyon par l’évêque de Reims, Adalbéron, selon un rituel germanique inauguré par Pépin le Bref en 751.

Hugues 1er est déjà au moment de son élection un homme mûr de 47 ans.

C’est un seigneur puissant et respecté. Son surnom lui vient de ses nombreuses chapes d’abbé, dont celle, prestigieuse entre toutes, de Saint-Martin-de-Tours.

Sa dynastie va finir par se confondre avec le royaume jusqu’en 1792, aussi peut-on dire que son élection marque la vraie naissance de la France.

Une légitimité fragile
Malgré le sacre de Reims, Hugues doit défendre sa légitimité les armes à la main. Comme l’un de ses vassaux refuse de lui obéir, Hugues lui demande :
– Qui t’a fait comte ?
Et l’autre de répliquer :
– Qui t’a fait roi ?

De l’élection à l’hérédité
Hugues 1er et ses descendants arrondissent le domaine royal ou «pré carré» à la manière modeste et tenace des paysans. Ils consolident leur autorité et font émerger une nation nouvelle du désordre carolingien.

Les premières générations de Capétiens se soumettent à la règle féodale de l’élection mais ont soin de faire élire de leur vivant leur fils aîné ! Les Grands du royaume se prêtent de bon gré à la manoeuvre, l’élection coupant court à toute querelle entre d’éventuels prétendants.

Ils s’habituent peu à peu à une succession héréditaire et l’acceptent d’autant mieux qu’Hugues Capet et ses premiers descendants font preuve d’une sage réserve face à des seigneurs parfois plus puissants et plus riches qu’eux-mêmes.

Avec Philippe II Auguste, deux siècles plus tard, la royauté sera devenue assez forte pour ignorer le rite de l’élection. Le roi dédaignera de faire désigner son fils de son vivant. Son fils Louis VIII dit Le Lion lui succèdera automatiquement et sans difficulté le 14 juillet 1223.

 

  • Louis XIV est revenu à Caen sous la Restauration. Cette plaquette en est un magnifique témoignage. La statue fut inauguré par le Comte Louis d’Osseville, maire de Caen. Le comte Louis d’Osseville sera plus tard au service du comte de Chambord et rendra de nombreux services à la Monarchie en exil.

 

 

 

  • 29 juin 922 : Robert 1er sacré à Reims

Le 29 juin 922, Robert 1er est sacré roi de Francie occidentale à Reims selon un rituel germanique inauguré par Pépin le Bref. Dans la douleur, l’empire carolingien accouche de la France.

Robert Ier (né vers 860 – mort le 15 juin 9231), est le fils cadet du comte d’Anjou Robert le Fort (vers 815/30-866), il était le frère d’Eudes et fut élu roi de Francie occidentale en 922. Il est le grand-père d’Hugues Capet.

Devenu roi en 888, son frère Eudes le nomma à la tête de plusieurs comtés, y compris le comté de Paris et la marche de Neustrie. Robert était également abbé in commendam de plusieurs abbayes. Il ne revendiqua pas la couronne de France quand son frère mourut en 898, mais il reconnut la prétention du roi carolingien, Charles III le Simple, qui, selon Richer de Reims, le confirma « duc de la Gaule Celtique » (Neustrie). Il ne semble pas qu’il ait eu le tire de duc des Francs, comme le sera Hugues le Grand en 936. Robert continua à défendre le nord de la France contre les attaques des Normands.

La paix entre Charles III et Robert dura jusqu’en 921. Le clergé et les nobles s’irritèrent contre le roi Charles III qui favorisait particulièrement le comte Haganon (bien qu’il puisse s’agir d’un prétexte politique).

Avec l’appui des nobles les plus puissants, Robert attaqua le roi Charles qui s’enfuit en Lorraine. Robert fut couronné roi des Francs à Reims par l’archevêque de Sens, Gautier, le 29 juin 922. Charles rassembla une armée et marcha contre Robert, et le 15 juin 923, Robert fut tué au cours de la bataille de Soissons. Selon certains comme Adalbert, archevêque de Magdebourg, continuateur de la chronique de Réginon de Prüm, Robert périt de la main même de Charles.

Grâce au courage et au sang-froid du fils de Robert, Hugues le Grand, la victoire revint au clan des Robertiens et le roi Charles III ne put récupérer sa couronne. Les grands du royaume élirent alors Raoul, duc de Bourgogne, beau-fils du roi Robert Ier, comme roi des Francs. Il fut sacré le 13 juillet 923.

 

  • La Gazette royale est la revue de combat du plus vieux mouvement politique de France puisque celui-ci remonte à Clovis.

 

 

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